Les psys, chainon manquant du changement climatique

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C’est le titre de l’article paru dans l’édition du 26 octobre 2009 de The Guardian, et traduit dans le numéro 994 de Courrier International.

Cet article donne l’explication des chercheurs au paradoxe faisant que nous savons que notre comportement individuel a un impact direct sur le changement climatique mais nous ne changeons pas ces mêmes comportements…

La pollution de l’air (CO2, particules du diesel…) que nous produisons par la combustion d’énergie fossile est un fait connu et pourtant peu d’entre nous change de comportement.

L’explication serait que l’étude des comportements humains a été absente des études sur le problème de la pollution. Et que nous n’avons pas été en mesure de proposer un objectif individuel, que le changement d’une habitude dans une situation particulière permettrait d’atteindre.

Quelles sont vos idées pour comprendre la motivation du comportement environnemental de chacun ?

La photographie est de xymonau

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À propos de Alexis Monville

Alexis Monville, associé de la société de conseil en pilotage de projets ayeba. Il était précédemment responsable du schéma directeur de l’administration électronique à la Direction Générale de la Modernisation de l’Etat (DGME) du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, prenant la suite de l’Agence pour le développement de l’administration électronique (ADAE), Alexis était précédemment Directeur de Projets au Groupement d’Intérêt Public ‘Modernisation des Déclarations Sociales’ (GIP-MDS) promoteur du portail Internet net-entreprises.fr. Avant de rejoindre le service public, Alexis a également exercé comme consultant indépendant Système d’Information (2000-2003), il était précédemment (1995-2000) Directeur Technique et Production de l’opérateur de services Internet, Integra, société qu’il avait co-fondée. Alexis a débuté sa carrière dans l’industrie automobile comme responsable de fabrication de système de freinage anti-blocage (ABS Antiblockiersystem) (1992-1995) chez AlliedSignal.
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4 réponses à Les psys, chainon manquant du changement climatique

  1. Fichtre ! En voilà une bonne question …
    De prime abord, je serai tentée d’expliquer les différences primaires « d’éco-citoyenneté » par la théorie du locus of control (LOC) selon laquelle il y aurait des personnes qui attribuent la causalité des situations/évenements plutôt à elles-mêmes (locus de contrôle interne) et celles aux Autres, au hasard, au destin … (locus de contrôle externe) … Ainsi, il serait plus aisé d’impliquer les personnes qui se sentent -déjà- responsables de leur sort au sort de la planète … et cela permettrait de comprendre que d’autres ne trouvent pas de motivation à changer (car en gros, ça n’est pas de leur re-ssort !)
    Le problème c’est que … à la louche : on compte autant « LOC interne » que de « LOC externe », il serait peut-être dommage de se priver de la participation de la moitié de la population ? hum, hum, hum …
    Après réflexion, je me dis qu’on pense très souvent que les comportements découlent très logiquement des idées et qu’il suffit de changer les idées (via moultes informations et actions de persuasion) alors qu’en fait, il suffit de modifier un – tout – petit comportement pour engager l’individu dans un processus de changement comportemental et par là modifier son engagement initial ! Ouais … rien que ça ! Cela renvoie à la théorie de l’engagement issue du champ de la psychologie sociale, autrement dit l’art d’obtenir sans imposer qui renvoie à quelques techniques très simples et efficaces pour obtenir une modification comportementale et cognitive durable, parmi lesquelles : « le pied dans la porte » =obtenir un peu pour obtenir bcp par la suite, « l’étiquetage » = « responsable, intelligent, motivé, sensible comme vous êtes … », « le contexte de liberté » = mais vous êtes libre d’accepter ou de refuser ». Pour ceux que ça intéresse, une étude (voir la fin du document : quelques expériences illustrant la théorie de l’engagement dans le domaine du développement durable) Ici :
    http://grainelr.org/UserFiles/File/rencontresnimes.pdf

  2. Alexis dit :

    Merci Sabine pour cette importante contribution !

    Alors comment fait-on pour se motiver à changer ? Quel est notre premier petit pas ?

  3. Le premier « petit pas » a plus de chance d’initier un changement durable si l’engagement est « public ». Alors pourquoi pas une signature « publique » à une charte « développement durable » à la fin des mails ? Au lieu de lire le rappel à l’ordre  » n’imprimer ce mail que si c’est archi nécessaire pour le bien de la planète » (formule peu impliquante), on pourrait lire : « Moâh, Alto HUMANO, signataire de la charte, JE m’engage à n’imprimer que quand c’est archi nécessaire » (sacrément plus engageant et respectable, nan ?).

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